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Le moulin à fourmis. Une exposition d'Eliott Gamer

Du jeudi 22 octobre 2026 au dimanche 25 octobre 2026 : jeudi, vendredi, samedi, dimanche de 10h00 à 20h00 · 78 Temple, 78 rue du Temple, 75003, Paris

Le moulin à fourmis. Une exposition d'Eliott Gamer
Le moulin à fourmis. Une exposition d'Eliott Gamer - photo de l'evenement, source Ville de Paris. Credit photo : Chant XXVI.418.6 © Eliott Gamer.

Informations pratiques vérifiées

  • Dates : du jeudi 22 au dimanche 25 octobre 2026
  • Horaires : tous les jours de 10h00 à 20h00
  • Lieu : 78 Temple
  • Adresse : 78 rue du Temple, 75003 Paris — accès au fond de la cour
  • Prix : entrée gratuite
  • Vernissage : jeudi 22 octobre à partir de 18h00
  • Performance : dimanche 25 octobre à 16h00
  • Accessibilité : accès PMR annoncé; exposition couverte; animaux acceptés
  • Source officielle : Ville de Paris
  • Artiste : Eliott Gamer
  • Email : contact@eliottgamer.com

Le Moulin à fourmis est la première exposition personnelle parisienne annoncée par Eliott Gamer. Pendant quatre jours, le 78 Temple rassemble peintures, dessins et sculptures autour d’une image saisissante : celle d’une colonie de fourmis enfermée dans une ronde jusqu’à l’épuisement. L’artiste transforme ce phénomène collectif en métaphore de nos automatismes sociaux et intérieurs. L’entrée est gratuite, le lieu reste ouvert de 10h à 20h, et deux temps forts structurent la visite : le vernissage du 22 octobre et une performance de Parisa Mousavi le 25 octobre.

Ce que l'on sait, et ce qui reste à confirmer

La page de la Ville de Paris, mise à jour le 6 octobre 2026, confirme les dates du 22 au 25 octobre, les horaires de 10h à 20h, la gratuité, l’accès au fond de la cour et l’accessibilité PMR. Elle précise également que l’exposition est couverte et que les animaux sont acceptés. Aucun système de réservation n’est annoncé : l’accès est donc présenté comme libre, sous réserve de la capacité du lieu.

Une petite incohérence rédactionnelle subsiste dans la source, qui écrit « lundi 22 » alors que le 22 octobre 2026 tombe un jeudi. Le calendrier principal, le titre de l’événement et les horaires convergent bien vers le jeudi 22. Nous retenons donc la période jeudi 22–dimanche 25 octobre et recommandons de rouvrir la page officielle le jour de la visite.

Le programme en détail

Le commissariat est assuré par Rémi Enguehard. Le parcours réunit plusieurs médiums — peinture, dessin et sculpture — plutôt qu’une série homogène d’images. Les personnages d’Eliott Gamer, souvent tendus, flottants ou engagés dans un mouvement incertain, regardent la ronde des fourmis comme ils observeraient un mécanisme qui les dépasse. Ce dispositif permet de lire l’exposition à deux niveaux : comme un récit fantastique peuplé de figures et comme une réflexion sur les boucles mentales, sociales et collectives qui épuisent sans produire de véritable déplacement.

Le vernissage commence le jeudi 22 octobre à 18h. Le dimanche 25 octobre à 16h, l’artiste chorégraphe iranienne Parisa Mousavi présente Queen of Termite Colony, Keeper of Marble’s Lost-Soot-Seed. La Ville de Paris décrit cette intervention comme une recherche d’« insectographie », au croisement de l’organisation des insectes, de la sculpture et de la chorégraphie. Cette performance n’est pas un supplément décoratif : elle prolonge directement le thème de l’exposition en observant comment des corps individuels négocient des structures collectives.

Qui est Eliott Gamer ?

Né à Paris en 1990 et installé à Marseille, Eliott Gamer est un peintre autodidacte d’abord formé au cinéma d’animation. Son passage par le tatouage a renforcé une attention très physique au dessin : posture, tension, articulation, regard et déplacement deviennent des moyens de rendre visibles des mouvements intérieurs. Son site présente une pratique qui circule entre peinture, dessin, céramique et écriture, avec des mondes superposés où se rencontrent figures mythologiques, symboles spirituels et corps en transformation.

Un entretien publié par Overstandard en mars 2026 éclaire son processus. L’artiste y décrit une méthode non linéaire, faite de préparation, d’attente, de doutes et d’élans successifs. Il explique aussi être passé tardivement de longues années de dessin en noir et blanc à la couleur, qu’il aborde comme un espace d’expérimentation. Cette information aide à regarder les œuvres sans chercher un message unique : leur force vient moins d’une illustration programmée que d’un cheminement où l’image se construit au fur et à mesure.

Ce parcours n’est pas isolé du reste de sa pratique. Le Frac Picardie documente un atelier mené en 2025 avec Ivan Le Pays au centre pénitentiaire de Beauvais, autour du dessin contemporain, du tatouage et du corps comme support. Le Frac Île-de-France l’a également présenté dans une exposition collective nourrie d’heroic fantasy, d’illustration, de jeu vidéo et de références médiévales. Ces expériences donnent un contexte utile aux créatures, chevaliers et architectures symboliques que l’on peut rencontrer dans son univers.

Pourquoi ce rendez-vous peut valoir le déplacement

Le format court — quatre jours seulement — et l’entrée gratuite en font une occasion accessible de découvrir un artiste au moment précis où il présente sa première exposition personnelle parisienne annoncée. Le titre offre une clé de lecture forte sans fermer l’interprétation : la « spirale de la mort » des fourmis évoque l’obéissance au mouvement collectif, mais les personnages de Gamer introduisent le doute, l’observation et la possibilité d’un écart.

La visite devient particulièrement intéressante si l’on prend le temps de comparer les médiums. Une silhouette dessinée ne produit pas la même présence qu’un volume sculpté; une scène peinte peut faire basculer le mouvement vers le rêve ou la menace. Le projet mérite donc davantage qu’un passage photographique rapide. Comptez environ quarante-cinq minutes à une heure pour observer les récurrences, les changements d’échelle et les relations entre les figures.

À qui cette sortie convient-elle ?

L’exposition peut intéresser les amateurs d’art contemporain, de dessin, de tatouage, d’animation et de récits fantastiques, mais elle reste annoncée « tout public ». La gratuité facilite une première approche pour les visiteurs qui ne fréquentent pas habituellement les galeries. Les thèmes de répétition, de groupe et d’épuisement peuvent aussi ouvrir une discussion avec des adolescents, à condition de leur laisser le temps d’interpréter les images plutôt que de chercher une explication définitive.

Les visiteurs intéressés par la danse et les pratiques performatives devraient privilégier le dimanche à 16h pour voir l’intervention de Parisa Mousavi. Ceux qui souhaitent rencontrer l’artiste ou découvrir l’exposition dans un moment plus social choisiront le vernissage du jeudi à partir de 18h. Pour une visite plus calme, le vendredi ou le dimanche matin paraît logiquement préférable, sans garantie d’affluence.

Billets, budget et conditions d'accès

L’entrée est annoncée gratuite et aucune billetterie n’est indiquée. Il n’y a donc ni tarif réduit à demander ni créneau horodaté à sélectionner dans les informations disponibles. Cette simplicité est un vrai avantage, mais le vernissage et la performance peuvent attirer davantage de monde. Arrivez en avance si l’un de ces deux rendez-vous constitue le motif principal de votre visite.

La page officielle précise que l’accès se fait au fond de la cour. Le lieu est annoncé accessible aux personnes à mobilité réduite, couvert et ouvert aux animaux. Les informations concernant les déficiences auditives, visuelles ou mentales ne sont pas renseignées; contactez l’artiste via l’adresse publiée si un aménagement précis conditionne votre venue.

Construire une vraie sortie autour de l'événement

Le 78 rue du Temple se trouve dans le Marais, un secteur où l’on peut facilement prolonger une visite sans multiplier les transports. Commencez par notre sélection culturelle à Paris, puis adaptez la suite à l’heure : adresses shopping en journée, pause pâtisserie l’après-midi ou bars à cocktails après le vernissage. L’objectif n’est pas d’empiler des lieux, mais de faire de l’exposition le centre d’un parcours cohérent.

Gardez néanmoins une marge avant une réservation. Le vernissage commence à 18h et la fermeture est annoncée à 20h : une arrivée tardive réduirait fortement le temps de visite. Pour la performance du dimanche, soyez sur place avant 16h afin de trouver l’entrée au fond de la cour et de vous installer sans interrompre la proposition.

Accès, confort et scénario de repli

Vérifiez l’itinéraire le jour même et recherchez bien « 78 rue du Temple » plutôt qu’un nom d’institution plus connu. L’indication « au fond de la cour » mérite d’être conservée dans votre téléphone. La plage d’ouverture de dix heures offre beaucoup de souplesse, mais elle ne dispense pas de confirmer une éventuelle modification sur la page Ville de Paris.

L’accessibilité PMR est explicitement annoncée. En revanche, les assises, sanitaires, conditions de la performance et dispositifs sensoriels ne sont pas détaillés. Un courriel préalable est prudent si vous avez besoin de vous asseoir, d’éviter une forte affluence ou de connaître la durée exacte de la performance.

Si le lieu est momentanément saturé pendant le vernissage, le quartier permet d’attendre sans perdre la sortie. Gardez la page officielle ouverte et revenez plus tard dans la soirée, avant 20h. Pour la performance, il n’existe pas de séance de remplacement annoncée : l’arrivée anticipée reste la meilleure précaution.

Notre lecture éditoriale

Notre verdict : l’exposition mérite le déplacement pour son format concentré, sa gratuité et son sujet immédiatement lisible, mais surtout parce qu’elle permet d’aborder plusieurs facettes d’une pratique encore peu montrée en exposition personnelle à Paris. Le passage de l’animation et du tatouage vers la peinture, la sculpture et l’écriture donne au projet une profondeur que le simple motif fantastique ne résume pas.

Le meilleur choix dépend de votre attente. Venez au vernissage pour l’échange, le dimanche à 16h pour la performance, ou en journée pour une lecture plus attentive des œuvres. Dans tous les cas, gardez en tête que l’exposition ne dure que quatre jours. Si cet univers de corps, de mythes et de mouvements intérieurs vous intrigue, ne remettez pas la visite à une semaine suivante qui n’existe pas.

Sources de l’enquête